Le riz constitue l'aliment quotidien de base pour la moitié de la population mondiale. C'est la culture alimentaire la plus importante du monde.

Le riz génétiquement modifié (GM) représente une menace réelle pour l'agriculture et la biodiversité et un risque potentiel pour notre santé. D'ailleurs, la plupart des pays ne se sont pas risqués à des expérimentations hasardeuses avec le riz et, à l'heure actuelle, aucun pays ne cultive commercialement de riz GM.

Mais Bayer, le géant allemand de l'agrochimie, a développé un riz GM, tolérant à de fortes doses d'un herbicide toxique, le « glufosinate ». Cet herbicide est considéré si dangereux pour la santé humaine et l'environnement qu'il va être prochainement interdit en Europe.

Dans les semaines à venir l'Union européenne doit décider si ce riz GM sera autorisé en Europe, mis en vente dans nos supermarchés et ainsi se retrouver dans nos assiettes. Si l'Union européenne l'autorise, les agriculteurs aux Etats-Unis et dans d'autres parties du monde seront incités à le cultiver.

Les portes pour une contamination généralisée de notre alimentation seraient alors grandes ouvertes.

Une menace imminente pour la sécurité alimentaire

signez le petition greenpeace

TOUCHE PAS A MON RIZ!

Le riz est l'aliment de base le plus important au monde - plus de la moitié de la population mondiale en consomme quotidiennement. Cultivé dans le monde entier depuis plus de 10 000 ans, le riz est aussi un ingrédient clé présent dans un grand nombre de nos produits alimentaires, de la nourriture pour bébés aux nouilles instantanées.

Mais le riz est aujourd'hui menacé par le génie génétique. Actuellement, le riz génétiquement modifié (GM) est seulement cultivé sur certaines parcelles expérimentales en plein champ, en Chine notamment. Mais tout pourrait changer dès demain car des multinationales agrochimiques et certains gouvernements tentent de le commercialiser à tout prix. On sait pourtant que ce sont les modes de production agricoles écologiques qui sont les plus sûrs pour faire face à la crise alimentaire et les catastrophes extrêmes liées au réchauffement climatique. Le rejet du riz OGM est un enjeu essentiel pour les consommateurs et l'environnement mais également pour la sécurité alimentaire mondiale.
Un marché risqué

Le géant agrochimique allemand Bayer essaie actuellement de vendre à différents pays une variété de riz GM résistante à un herbicide. Les cultures de riz conventionnelles et biologiques seraient alors exposées à un risque élevé de contamination par ce riz GM et risqueraient d'être contrôlées par les multinationales et les gouvernements.

Le riz crée par Bayer (appelé LL62) a été génétiquement modifié pour supporter de hautes doses de glufosinate, un herbicide épandu sur les rizières afin d'éliminer un grand nombre de mauvaises herbes. Toute utilisation du riz LL62 entraînera une utilisation plus élevée de glufosinate, également commercialisé par Bayer ! Si les actionnaires de cette multinationale ne pourront que s'en réjouir, ce sont les agriculteurs, les consommateurs et l'environnement qui en supporteront toutes les conséquences. En effet, le glufosinate présente de tels risques sanitaires et environnementaux qu'il sera bientôt interdit au sein de l'Union européenne, conformément à la législation récemment adoptée.

D'un point de vue nutritionnel, il a été démontré que la composition du riz GM de Bayer diffère du riz conventionnel.

D'un point de vue environnemental, le riz GM favorise aussi l'apparition de plantes super résistantes aux herbicides.

D'un point de vue économique, la commercialisation du riz GM est également préoccupante. A titre d'exemple, en 2006, l'industrie mondiale du riz avait perdu 1,2 milliard de dollars lorsqu'une autre variété de riz GM de Bayer avait contaminé des récoltes de riz non GM. C'est pourquoi, aujourd'hui, la plupart des producteurs et des distributeurs de riz du monde entier rejettent le riz GM.

Préservez notre riz !

Greenpeace agit pour que le riz conventionnel et biologique soit préservé de toute contamination génétique pour plusieurs raisons :

* Le génie génétique représente une véritable menace pour la sécurité alimentaire, menace d'autant plus alarmante avec le réchauffement climatique. A l'heure actuelle, aucune plante génétiquement modifiée poussant dans des conditions climatiques extrêmes n'existe tandis que d'autres déjà cultivées ont des rendements inférieurs à leurs équivalents conventionnels. Par exemple, il y a peu de temps, en Afrique du Sud, des fermiers ont planté plus de 80 000 hectares de maïs génétiquement modifié qui se sont avérés être stériles pour des raisons qui restent encore inconnues. La meilleure police d'assurance contre le changement et les aléas climatiques reste la biodiversité.

* L'introduction volontaire ou involontaire d'organismes génétiquement modifiés dans l'environnement met en danger l'agriculture durable et limite considérablement le choix d'aliments que nous pouvons consommer.

* Plus de 140 cas de contaminations génétique ont été recensés à travers le monde lors de la dernière décennie. Les transgènes qui s'échappent des plantes GM contaminent le patrimoine génétique d'autres plantes, sauvages ou cultivées. Une fois les OGM lâchés dans l'environnement, ils deviennent totalement hors de contrôle et il n'existe aucun moyen de les ramener en laboratoire s'ils s'avèrent toxiques ou nocifs pour l'environnement.

* La contamination génétique menace la biodiversité. Or, cet héritage de l'humanité est fondamental pour notre survie, il doit donc absolument être protégé en temps que tel.

signez le petition greenpeace

http://www.greenpeace.fr

 

Plus de 80% des OGM cultivés sont destinés à nourrir nos vaches, nos cochons, nos volailles et nos poissons d’élevage. Ils entrent ainsi à notre insu dans la chaîne alimentaire, et donc dans nos assiettes !

OGM : les grandes compagnies empêchent la recherche scientifique

« Aucune recherche véritablement indépendante ne peut être légalement conduite sur beaucoup de questions critiques » révèle un scientifique américain au New York Times, dans un article paru le 19 février. D’après le célèbre quotidien, un groupe de 26 chercheurs vient de déposer une plainte auprès de l'Agence pour la Protection de l'Environnement (E.P.A.) aux Etats-Unis. Les scientifiques y dénoncent les pratiques des entreprises de la biotechnologie qui empêchent toutes recherches indépendantes et approfondies sur leurs semences génétiquement modifiées.

Protégées par la propriété intellectuelle, les compagnies conservent en effet l’entier contrôle sur l’utilisation qui peut être faite de leur semence. Ainsi, si les universités américaines peuvent librement acheter des pesticides ou des graines conventionnelles pour mener des recherches, il leur est, par contre, totalement interdit de manipuler des semences génétiquement modifiées sans l’accord des entreprises. Les chercheurs expliquent au New York Times que parfois les autorisations ne sont pas accordées et, quand elles le sont, les compagnies se réservent le droit de passer en revue tous les résultats avant leur publication. Ken Ostlie, un entomologiste à l'université du Minnesota, déclare au journaliste Andrew Pollack que « si une compagnie peut commander la recherche du domaine public, elle peut diminuer les effets négatifs potentiels démontrés par n'importe quelle recherche ».

Des chercheurs qui ne peuvent plus faire leur travail
Pour le groupe de chercheurs, signataires du document envoyé à l’E.P.A. et qui, pour la plupart, ne préfèrent pas révéler leur nom, ce blocage des recherches leurs pose d’importants problèmes. N’étant pas eux-mêmes opposés au développement des biotechnologies, ces scientifiques qui étudient les insectes parasites des céréales se plaignent de ne pas pouvoir faire leur travail et aider les cultivateurs à utiliser au mieux les nouvelles semences. Le Dr. Shields de Cornell avoue que « nombreux sont ceux qui ont peur d’être blacklisté. Si votre travail est la recherche sur les résistances aux insectes, vous avez besoin d’étudier les dernières variétés or, si les compagnies ne vous fournissent pas les autorisations, tout simplement, vous ne pouvez pas faire votre boulot ». Les témoignages publiés par le New York Times sont, à ce titre, éloquents. Par exemple, la compagnie Syngenta (n°3 mondial des semences) interdit toute recherche en général mais également empêche tout acheteur de comparer les semences à des produits de firmes concurrentes. En 2007, le Dr Ostlie obtenait l’autorisation de trois entreprises pour effectuer des comparaisons sur leurs variétés, mais, dès l’année suivante, Syngenta lui retirait la permission d’utiliser ses semences de maïs, jugeant « qu'il n'était pas dans son intérêt de le laisser continuer ». Marquez A. Boetel, professeur agrégé d'entomologie à l'université du Dakota du Nord, n’a, quant à lui, jamais pu obtenir l’autorisation de Monsanto pour examiner la réaction au traitement insecticide de récoltes de betteraves à sucre génétiquement modifiées. Chris DiFonzo, entomologiste à l'université du Michigan, témoigne pour sa part qu’elle n’a pas pu mener ses suivis d’insectes dans les champs plantés en OGM au risque de mettre le propriétaire en violation des accords passés avec les compagnies.

« le potentiel de blanchir les données »
Les semenciers assument sans complexe le maintien de ces restrictions pour protéger leur propriété intellectuelle, se disant prêts à discuter avec les universitaires. Par ailleurs, Monsanto et Syngenta se targuent de soutenir la recherche, ce qui, cela dit, n’est pas sans poser problème aux scientifiques qui constatent que les financements pour la recherche agronomique viennent de plus en plus du secteur privé. Les scientifiques des universités d’Etat, signataires de la plainte, déplorent le fait d’être de plus en plus dépendants des grandes compagnies. Une situation inacceptable quand, d’après eux, les données fournies au gouvernement sont « limitées à l'excès» et les entreprises « ont le potentiel de blanchir les données et l'information soumise à l’E.P.A.».

Elisabeth Leciak

http://www.univers-nature.com

 

Préserver la pomme de terre pour nourrir la planète

Echo Nature
Le magazine d'information environnementale

Mets peu recherché, la pomme de terre s’avère pourtant être un allié majeur pour la sécurité alimentaire mondiale. Facile à cultiver, elle présente des qualités nutritionnelles particulièrement intéressantes pour les pays exposés au problème de la faim. Aussi, n’est-ce pas une surprise si la pomme de terre est aujourd’hui la première culture vivrière non céréalière, dont la moitié de la production mondiale est assurée par les pays en voie de développement (PED). Sa production aurait d’ailleurs atteint le niveau record de 325 millions de tonnes en 2007, selon un récent rapport de la FAO.
Mais si la Chine est le plus grand producteur mondial, ce sont l’Inde, le Bangladesh et la République islamique d’Iran qui en sont les principaux consommateurs. Ils ne sont pas les seuls. D’après l’IRD (1), la consommation annuelle par habitant serait de l’ordre de 63 kg au Pérou, de 56 kg en Colombie, de 54 kg en Bolivie et de 32 kg en Equateur.

Si la production de pomme de terre se porte bien, avec un niveau record de 325 millions de tonnes en 2007, elle doit néanmoins faire face à des difficultés inhérentes à toute pratique agricole. Dans le cas présent, les principaux fléaux consistent en trois espèces d’insectes que sont Phthorimaea operculella, Symmestrichema tangolias et Tecia solanivora. Surnommés « les teignes de la pomme de terre », ces ravageurs provoquent de lourds dommages aux tubercules à leur stade larvaire, notamment en Amérique latine. Or, alors que certaines observations récentes attestent d’une extension de l’aire de distribution de ces espèces, les PED sont relativement désarmés face à ces freins majeurs apposés à la production de la pomme de terre.
Aussi, dans un contexte de crise alimentaire mondiale, et pour préserver cet atout majeur que constitue la pomme de terre, la FAO et le Centre international de la pomme de terre (CIP) ont déployé un programme de recherche centré sur le développement de systèmes agricoles durables basés sur ce légume. L’enjeu est de contrer l’actuelle crise économique internationale, laquelle pourrait se traduire par une chute des investissements à destination des PED. Serait ainsi remise en question l’aide au développement, et notamment l’aide à l’agriculture, cette dernière ayant pourtant joué un rôle important dans la consolidation de la filière dédiée à la pomme de terre. D’autre part, la crise bancaire pourrait priver de nombreux paysans des crédits qui leur sont nécessaires pour investir dans la production en 2009.

Pour conjurer ce scénario, la FAO souhaite mettre à disposition des producteurs des variétés de semences plus résistantes aux nuisibles, aux maladies et aux changements climatiques. Il s’agit d’optimiser la production de la pomme de terre dont le potentiel gagne à être amélioré. A l’heure actuelle, les rendements enregistrés en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud tournent autour de 15 tonnes de pomme de terre à l’hectare, soit moitié moins que ce qui se pratique en Europe de l’Ouest et en Amérique du Nord. Or, dans les hautes terres d’Afrique, les fermiers peuvent obtenir jusqu’à 25 tonnes de tubercules par hectare en l’espace de 90 jours. Néanmoins, pour donner une réelle valeur ajoutée à cette production, des techniques efficaces de stockage sont essentielles. Dès lors, pour nécessaires que soient les améliorations technologiques, elles doivent s’accompagner d’autres mesures telles qu’un accès favorisé des fermiers à la vulgarisation, au crédit et à une formation en gestion post-récolte.
Alors que se clôt 2008, sacrée année internationale de la pomme de terre, les efforts visant à faire de ce légume l’une des clés de la lutte contre l’insécurité alimentaire doivent plus que jamais être maintenus.


Cécile Cassier


1- Institut de Recherche pour le Développement

http://www.univers-nature.com

paniers bio chez vous
 

des paniers de légumes et fruits biologiques livrés chez vous

dans vos paniers cette semaine

 
dépôts
pourquoi bio?
confitures
thés
evénéments
pain
liens
viande
afternoon tea 2008

afternoon tea 2009

des allants

le riz ogm en france

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les paniers sont commandés par mail, téléphone ou en remplissant le formulaire sur ce site. Tout changement doit être effectué avant mardi 14h

Christopher Jones

Paniers bio chez vous

Le Vau Morin, 22230 Merdrignac

Mail:paniersbio@aol.com Tel: 06 81 26 75 37 / 02 96 26 50 84

Produits issus de l'Agriculture Biologique certifiés par Ecocert, F32600

N° de SIRET : 408 842 383 00023